Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /Fév /2008 12:12
En ce début d'année, une de mes résolutions consiste à essayer au mieux de nourrir mon blog, chose auquel j'ai failli ces dernières semaines...les fêtes de fin d'année n'excusant pas tout!

Bref, je reprends avec plaisir l'écriture de mes billets mais avant tout retour sur la situation!


Lorsque j'ai ouvert ce blog, j'étais encore étudiante et en stage de fin d'études. Aujourd'hui et ce depuis le mois de décembre je suis diplômée du Master2 en Communication et Publicité de l'INSEEC PARIS.

Je suis actuellement à la recherche de mon premier poste. Mon idée est d'intégrer une agence conseil en développement durable et d'avoir une "fonction communication". Certains nomment cela chef de projet/chargée de clientèle peu importe le terme, ce qui m'intéresse est de pouvoir travailler avec les entreprises ou organisations/institutions et de les accompagner sur des projets de développement durable ou autrement dit de les guider dans leurs démarches vers l'economie sociale et solidaire.

Selon moi, derrière ces mots-clés, ce qu'il faut retenir est que nous sommes dans un tournant du monde de l'entreprise. Face aux nouveaux enjeux, les entreprises doivent se diriger vers une autre façon de concevoir, produire, manager car c'est un véritable levier pour elles et pour l'avenir
...

Nous ne pouvons pas ignorer les nouveaux impératifs auxquelles elles sont confrontées et c'est pour cela qu'elles ont besoin d'être aidées dans leur conduite du changement...

Je ne m'emballe pas et m'arrête donc là mais si vous lisez en ce moment cet article et que vous avez des tuyaux, des commentaires, n'hésitez pas à m'en faire part...les conseils sont toujours constructifs!

MEILLEURS VOEUX tout de même



Par Héloïse - Publié dans : BIENVENUE
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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /Fév /2008 11:58
MARKETING SERVICES. 
L'agence de marketing services K Agency 360 (groupe High Co) lancera fin janvier 2008 K Développement durable, une filiale spécialisée dans les campagnes de marketing services écoconçues et écoréalisées. Les salariés de K Agency appelés à plancher sur des idées innovantes pour l'avenir de leur métier sont à l'origine de cette structure qui s'appuiera sur des partenaires experts, notamment Des Enjeux et des Hommes, cabinet spécialisé en développement durable. 
(Source : Newsletter Stratégies du 14/02/2008)
Par Héloïse - Publié dans : MES ARTICLES
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 09:38
(Source:www.20minutes.fr)

Les cinq meilleures idées pour l'environnement

Interrogés sur les « bonnes idées » mises en oeuvre dans les villes à propos de l'environnement, les Français en plébiscitent trois. D'abord, ils mettent en tête la généralisation de la récupération des eaux de pluie pour les usages municipaux (une idée mise en oeuvre à Drancy en Seine-Saint-Denis ou à Petit-Couronne en Seine-Maritime). Ensuite, ils mettent en avant le transport en commun des personnes âgées ou à mobilité réduite en créant des navettes gratuites, comme à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Enfin, il leur semble urgent de favoriser le tri sélectif.

En dépit de leur hétérogénéité apparente, ces trois mesures présentent des traits communs : leur simplicité, leur utilité directe, et surtout, leur caractère non futuriste. C'est sur ce dernier point que réside la principale surprise de cette enquête. Aucune de ces mesures n'apparaît comme une rupture par rapport à ce qui est réalisé jusqu'ici, ni comme une innovation technologique.

Sur ce dernier point, il est frappant d'observer que, parmi les idées proposées, les innovations technologiques sont moins appréciées : les « bilans carbone » ne sont cités qu'en 20e position ; l'optimisation de l'éclairage public en 16e position (51 %), la géothermie en 12e position (60 %, idée mise en oeuvre à L'Haÿ-les-Roses, dans le Val-de-Marne).

Autre surprise du sondage : les scores décevants attribués aux services municipaux de location de vélos (comme le Vélib'), en 13e position (56 %), et le développement des tramways, en 15e position (53 %). 
Ces résultats s'expliquent par l'importance des personnes résidant en milieu rural ou dans les petites villes, et qui, bien évidemment, éprouvent des besoins limités à l'égard de ces dispositifs.


F. Miquet-Marty (institut LH2)
Les résultats de notre sondage sur l'environnement.
Par Héloïse - Publié dans : MES ARTICLES
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 09:10

Havas Média France et PricewaterhouseCoopers lance EcoPublicité


Havas Média France et PricewaterhouseCoopers lancent EcoPublicité, le premier outil d'évaluation environnementale des campagnes de publicité réalisées en télévision, radio, presse, affichage et internet. Développé avec le soutien financier de l'Ademe et du Groupe LVMH, qui ont accepté de faire tester une de leurs campagnes, l'outil inventorie les flux de matières et d'énergies entrants et sortants du cycle de vie d'une campagne. Sont ainsi mesurés : l'impact lié à la production des créations (lieux de tournages, moyens de transport et type d'énergie utilisés...); l'impact lié à la diffusion (consommation de l'énergie des récepteurs au prorata de la durée de diffusion... pour la TV, la radio et internet, consommation de papier, grammage, nombre d'invendus etc pour le print), prise en compte du format (pixels) et de la durée d'affichage pour internet... De quoi identifier les annonceurs et les médias responsables, même si les initiateurs se défendent de vouloir établir un classement : "Le but n'est pas d'inciter un annonceur à s'interdir un média au profit d'un autre, rappelle Alice Audouin, responsable de développement durable d'Havas Média France. Il ne faut limiter sa grille de lecture à la seule production de CO2. Nous espérons en revanche que l'outil crée un cercle vertueux dans chaque média ". Havas Média et PwC travaillent actuellement avec l'AACC et l'Anaé pour élargir l'outil aux autres médias. EcoPublicité est accessible, gratuitement dans sa version simplifiée sur le www.ecopublicite.com.
(Source Newsletter Stratégies du 16/01/2008)

Par Héloïse - Publié dans : MES ARTICLES
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 12:31
Le Salon de l’Environnement et des Métiers Durables sera le rendez-vous de juin 2008. Les 12, 13 et 14 juin 2008 au Palais Brongniart à Paris se tiendra le 1er salon des solutions durables pour restaurer l’environnement.
Pour plus d'infos www.semd.fr
(Source : www.actualites-news-environnement.com)
Voilà des nouvelles qui encouragent!
Par Héloïse - Publié dans : SORTEZ, BOUGEZ, DECOUVREZ
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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /Jan /2008 17:07

DOSSIER STRATEGIES du 04/10/2007
Les premiers événements écoconçus font leur apparition, sous l'impulsion des pouvoirs
publics, d'entreprises pionnières et de quelques professionnels particulièrement motivés.

Les événements se mettent au vert. Sous l'impulsion des pouvoirs publics et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la Coupe du monde de rugby 2007 a tenu, selon l'Ademe, à « laisser une empreinte formidable dans les esprits, mais pas sur la planète ». Ce serait même le premier événement sportif de cette envergure à réaliser son « bilan carbone ». Les organisateurs ont procédé dans les règles de l'art en évaluant les émissions de gaz à effet de serre de la compétition avant de prendre les mesures adéquates pour les revoir à la baisse. Le déplacement des personnes étant à lui seul responsable de 84 % de ces émissions, une attention particulière a été portée sur les transports. Le comité d'organisation a ainsi privilégié le rail pour le déplacement des joueurs et des délégations, ce qui ne posait guère de problème : la SNCF est l'un des principaux sponsors de la manifestation... Les efforts ont porté sur d'autres points, comme l'équipement en installations solaires de certains stades, la collecte sélective des déchets dans l'enceinte et aux abords des stades, l'utilisation de papier recyclé et d'encres à base végétale, sans oublier une campagne faisant la promotion des gestes écologiques auprès du grand public. Cette démarche a fait l'objet fin août d'une conférence de presse en présence de Jean-Louis Borloo. Le ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables veut en effet montrer l'exemple. Avec un objectif affiché : généraliser cette approche à l'ensemble des événements culturels et sportifs qui sont encore peu écoresponsables, exception faite de quelques précurseurs, comme le festival breton des Vieilles Charrues.

Les efforts du ministère commencent à porter leurs fruits. Sous son impulsion, l'association Technopole a conçu en septembre la première Technoparade écologique en agissant sur plusieurs leviers : utilisation de papier recyclé, réalisation du guide Écolo cool, réduction du volume sonore des chars...

Ces efforts rejoignent ceux entrepris depuis plusieurs mois par les professionnels de la communication événementielle. En novembre 2006, l'Anaé (Association des agences de communication événementielle) a convaincu l'ensemble de la filière (traiteurs, prestataires audiovisuels, standistes, loueurs de matériels, etc.) de signer une charte engageant celle-ci dans la voie du développement durable version environnement, les autres aspects, le social et l'économique, revenant à chaque agence. Cette initiative, soutenue et cofinancée par l'Ademe, a donné lieu en juin 2007 à l'élaboration d'un Écoguide recensant les bonnes pratiques autour de dix thèmes : éclairage et sonorisation, location de vaisselle et de mobilier, gestion des sites et des lieux... Son sous-titre, « Carnet de route vers un événement écoresponsable », indique qu'il s'agit d'une démarche vertueuse appelée à s'améliorer. Le site ad hoc (www.eco-evenement.org) se veut d'ailleurs une plate-forme collaborative d'échange d'idées et de pratiques pouvant apporter de l'eau au moulin.

Des situations encore variables

Qu'en est-il sur le terrain ? Côté agences, la mobilisation est loin d'être générale, et souvent le fruit d'une sensibilité particulière d'un dirigeant. C'est le cas de Dan-Antoine Blanc-Shapira, fondateur de Sensation et utilisateur de papier recyclé depuis 1989, ou de Benoît Désveaux, directeur général du Public Système, qui a tenu à transposer à son univers des préoccupations qu'il sentait monter chez ses clients. Tous deux sont d'ailleurs à l'origine du chantier « développement durable » de l'Anaé, une initiative menée de front avec un programme interne visant à développer des comportements écologiques dans leurs agences. Ce qui passe par une multiplicité d'actions, grandes et petites : remplacement des gobelets en plastique des fontaines à eau par des verres, tri sélectif des déchets, mise à disposition de vélos pour les salariés, déplacements en métro ou partage des véhicules pour les rendez-vous d'affaires. Ces agences forment également leurs salariés à l'écoconception d'un événement. Elles utilisent des coursiers roulant en scooters électriques, enregistrent les recommandations de l'agence sur clef USB, optent pour des décors réutilisables, des invitations par courriel, des produits équitables ou de saison pour les cocktails... Leurs actions ne s'arrêtent pas là. Plusieurs agences, ainsi Chaikana, qui a lancé sa propre charte développement durable, reversent une part de leur chiffre d'affaires à Tourism for Development (TFD), une association finançant des microprojets d'aide aux populations démunies des pays visités par les entreprises. Les spécialistes en voyages d'affaires développent également des offres vertes, soit en finançant des projets environnementaux de manière à compenser les émissions en CO2 engendrées par les voyages, soit en incluant un volet humanitaire dans un programme de tourisme d'affaires, comme l'a fait Danone (lire ci-contre). « Cela peut aller d'un match de football avec les enfants d'un village à la réhabilitation d'une école, raconte Benoît Désveaux. Aujourd'hui, nous le proposons systématiquement. »

Dans les grands groupes, les situations sont variables : certaines agences, telle Publicis Events, n'ont pas entrepris de démarche particulière. Ce qui ne les empêche pas de réaliser d'ores et déjà des événements écoconçus à la demande du client, comme c'est le cas pour EDF. Young & Rubicam et sa filiale Pro Deo réalisent depuis un an un bilan carbone en partenariat avec l'Ademe, la maison mère WPP s'étant fixé pour objectif de réduire de 20 % d'ici à quatre ans ses émissions de gaz à effet de serre. Chez Auditoire, une équipe de quatre salariés vient d'être créée pour sensibiliser et former les collaborateurs. Quant à Market Place, filiale de GL Events, un prestataire technique de l'événementiel qui propose déjà des produits écoconçus (matériel recyclable et non polluant, moquettes biodégradables, etc.), le sujet est à l'ordre du jour. De là à parler de retard... « Nous ne sommes pas en retard, commente Cyril de Froissard, d'Auditoire. Quand une entreprise référence une agence, elle l'interroge certes sur sa politique de développement durable, mais ce n'est pas une demande actuelle de nos clients. »

Des événements en phase

De fait, un constat s'impose, même chez les agences particulièrement motivées : les entreprises, dans bien des cas, s'en moquent... « Quand on parle d'utiliser des ampoules LED, plus chères mais plus écologiques, mieux vaut mettre en avant leur côté moderne et branché que leur côté écologique », commente David Dantan, d'Événementis, un autre dirigeant sensible à l'environnement.

« Aujourd'hui, on marche sur des oeufs, notamment lors des compétitions, reconnaît Marc Albouy, directeur général de Pro Deo. Cela peut soulever de l'enthousiasme comme du rejet. Pour certains, on appuie là où ça fait mal, on sort de notre domaine de compétence. Cela reste bien plus facile à concevoir dans le cadre d'une relation durable et avec une entreprise investie en développement durable comme l'est Danone. »

Pas étonnant, donc, que les quelques événements écoconçus par les agences soient ceux qui sont en phase avec le contenu de l'événement lui-même ou la stratégie de l'entreprise, à l'image de la convention des 3 200 managers de Bouygues Construction portant sur la démarche de développement durable du groupe (agence Le Public Système). Pour limiter les déplacements, la manifestation était diffusée depuis le palais des Congrès de Versailles (Yvelines) vers huit sites, le tout relié par vidéotransmission continue et interactive.

« Avant, tout le monde faisait des carrés VIP dans les soirées. Aujourd'hui, c'est très mal perçu, commente Benoît Désveaux. D'ici à quelques années, il sera normal et évident de prendre un bus quand c'est possible et d'écoconcevoir un événement. » La planète ne s'en portera pas plus mal.

Delphine Masson

Chiffres clés

626 millions d'euros. Chiffre d'affaires 2006 des 61 agences membres de l'Anaé, en progression de 10,5 % par rapport à 2005.

178 millions d'euros. Marge brute réalisée par ces mêmes agences.

6 813. Nombre d'opérations réalisées en 2006.

Entreprises

Danone et EDF, des exemples à suivre

En mai 2007 se tenait, à l'initiative d'un salarié d'EDF la première assemblée générale d'actionnaires « écoconçue » du groupe (agence Publicis Events). Un bilan carbone a été réalisé avec l'Ademe de manière à réduire au mieux les émissions de CO2. Le courriel a été préféré au papier, le cadeau aux participants consistait en linge de maison écologique. Et du poulet, non du boeuf, a été servi aux techniciens, les flatulences des bovins étant néfastes... Ce qui était incompressible a été compensé par le remplacement d'une centrale au fuel par des panneaux solaires dans une unité de production EDF en Martinique. Une action en totale synergie avec la stratégie développement durable du groupe.

Temps et porte-monnaie

En mai toujours, Danone réunissait en Afrique du Sud deux cent cinquante responsables des ressources humaines. Un pour cent du prix des billets d'avion a été reversé à une association replantant des arbres. L'agence du groupe, Pro Deo, s'est mise en relation avec une ONG de Soweto (banlieue de Johannesburg) pour concevoir un programme inédit : la remise en état et l'extension du potager d'une école. Les participants ont donné de leur temps et de leur porte-monnaie. Ils devaient apporter dans leurs valises cahiers, stylos et règles. L'agence a fait appel à des locaux pour animer les soirées, réaliser des travaux d'édition et des « goodies ». Un événement, cité en exemple dans le groupe, qui a permis « d'actionner des techniques d'animation puissantes ».

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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 12:12
J'ai installé une barre d'outils qui me facilite la tâche pour mes recherches sur le DD.
Découvrez ECOLOINFO qui regroupe en un seul et même endroit l’ensemble des informations sur l’écologie, le développement durable, l’environnement…
Permet d’accèder facilement aux sites d’information, d’institutions, d’associations, les blogs “écolo”, les guides d’achat et boutiques éthiques pour consommer en toute éco-citoyenneté

Le+ : les liens sont déjà enregistrés, classés par catégories

BRAVO et longue vie à cette initiative!
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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /Sep /2007 18:33

Grenelle de l’environnement : les ONG durcissent le ton



Illustration : Grenelle de l’environnement : les ONG durcissent le ton Développement durable
 
Développement durable
Entamés au début de l’été dans un climat enthousiaste, les travaux du Grenelle de l’environnement ont repris, en septembre, dans une atmosphère pour le moins tendue. Si les problèmes liés à l’organisation de départ pouvaient se comprendre, ils exaspèrent aujourd’hui les ONG, à un mois des propositions finales.

« Le dialogue est très dur, » affirme Yannick Jadot, membre de Greenpeace et porte-parole de l’Alliance au Grenelle. « Nous avons failli claquer la porte, faute de visibilité sur la méthode employée par le MEDAD. Alors qu’on entre dans la phase décisive des dernières réunions, nous n’avons pas la moindre idée sur la façon dont les propositions vont être définies ». Depuis deux mois, les ONG attendent de savoir comment se déroulera la négociation finale, demande restée sans réponse jusqu’ici. Ce manque de transparence sur l’achèvement des travaux entretient la méfiance des ONG, qui évoquent une « désorganisation organisée », à leurs yeux « suspecte ».  « Nous demandons la confirmation que les propositions retenues soient bien validées par les 6 groupes de travail. Pas question que Jean-Louis Borloo fasse lui-même son propre paquet de mesures », prévient Yannick Jadot, ajoutant que les ONG « ont appris par la presse » la liste des villes où se dérouleront les débats publics sur le Grenelle.
L’ambiance n’est donc pas des plus sereines, d’autant que l’actualité récente est venue renforcer leurs doutes. La remise en cause par Nicolas Sarkozy de la politique énergétique allemande, fondée notamment sur les énergies renouvelables, la réduction annoncée du fret ferroviaire, le front des constructeurs automobiles contre les limitations européennes d’émissions de CO2 des véhicules et enfin les déclarations de Michel Barnier prônant l’agriculture raisonnée au détriment du bio sont interprétés comme autant de signaux négatifs par les membres de l’Alliance. Résolues à ne faire « aucun compromis », les ONG ont prévenu que leur participation au Grenelle était conditionnée par l’adoption de « mesures de transformation de la société ».
 « Nous ne ferons pas le jeu de la communication du gouvernement, ni des entreprises qui reprennent les messages écologistes à leur compte. Les solutions existent pour répondre à la crise écologique. Nous sommes là pour négocier sur les solutions à la crise, pas sur la réalité de la crise elle-même », souligne Yannick Jadot. Par ailleurs, si un consensus semble se dégager sur l’efficacité énergétique des bâtiments, là encore, les ONG restent septiques. « Tout le monde est d’accord sur cet objectif, mais le débat reste difficile sur les moyens d’y parvenir », observe Sandrine Mathy, présidente du réseau Action Climat. Attention aux faux consensus ». En la matière, l’Alliance préconise un seuil de 50 kWh/m2 (chauffage et eau chaude) pour le neuf, et de 80 Kwh/m2 pour l’ancien. Autant dire qu’un accord avec les acteurs du bâtiment est loin d’être trouvé… Quand au dossier des OGM, la position de l’Alliance (décréter un moratoire sur les cultures en plein champ) ne sera pas négociable, quelle que soit la décision du gouvernement. « Le groupe de travail sur les OGM est arrivé au constat suivant : le niveau de connaissance sur leurs impacts est consternant », lâche Chantal Jacquet, membre de GoodPlanet. « Les rares études sont menées par les producteurs d’OGM eux-mêmes, qui de toute façon n’en communiquent pas les résultats».

Sur le fond, au-delà  des mesures traditionnellement demandées par les ONG sur l’eau, la biodiversité ou l’agriculture, l’Alliance affiche également de nouvelles ambitions concernant les entreprises. Les ONG demandent en effet une réforme des comités d’entreprise créant, parallèlement aux syndicats, une instance réservée aux ONG. Elle aurait pour but de veiller « à tout ce qui touche à l’environnement et à la santé des salariés et des consommateurs », de « renforcer les alertes et la surveillance des conditions de travail des employés », ainsi que de donner « un droit de regard sur les biens et services que les entreprises mettent sur le marché où qu’elles achètent ». Cependant, comme l’ont fait remarquer les ONG elles-mêmes, « aucun accord n’a été trouvé sur ce point avec les syndicats ». Car si syndicats et ONG ont des positions et des batailles communes, notamment sur les problèmes de santé au travail, la question de leur représentativité et de leur éventuelle concurrence dans le dialogue social restent aujourd’hui en suspens. Enfin, s’agissant des entreprises, les ONG souhaitent également prendre part à la formation environnementale des salariés Objectif : inclure des formations relatives au respect de l’objectif développement durable et à la réduction de l’impact sur l’environnement et la santé des salariés et des consommateurs.

A la question de savoir comment elles réagiront en cas d’échec du Grenelle, les ONG veulent rester confiantes. « Le Grenelle est un excellent outil de prise de conscience des problèmes mais aussi des solutions, » affirme Daniel Richard, président du WWF. « Quoi qu’il advienne, nous restons des ONG, notre mission continue. Nous avons crée l’Alliance, appris à travailler avec les syndicats, le bilan est déjà positif ». Et François Veillerette, président du MDRGF, de conclure : « C’est le gouvernement qui a la pression dans cette affaire, pas nous ».


 LANCEMENT DU SITE AGORA-GRENELLE


Site d’information, d’échanges et de suivi, agora-grenelle vient d’être lancé par 6 associations : Association 4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable), ODP (Observatoire de la Décision Publique), ADELS (Association pour la Démocratie et l’Education Locale et Sociale), ADOME , ACIDD – TIC21 et Ville Internet. Objectif : « assurer la transparence dans les débats, les échanges d’arguments, les décisions qui seront prises, et les options qui seront mises de côté ». Le site se veut complémentaire du « Grenellorama » animé par les ONG de l’Alliance participant aux groupes de travail.
















Véronique Smée
Source :
www.novethic.fr
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /Sep /2007 11:24

AdWiser est une initiative lancée mi 2006 par un groupe de professionnels de la pub et de la RSE. Sa mission est d’accompagner les métiers de la communication vers l’intégration du Développement Durable dans leur secteur, leurs entreprises, leurs activités, leurs métiers et leurs valeurs. AdWiser fédère de nombreux membres actifs : Act Responsable, PriceWaterHouse&Coopers, EcoBilan, Des Enjeux et des Hommes, Le Public Système, Eco&Co, …


www.adwiser.net

 

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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /Sep /2007 11:12
Depuis quelques mois, tous les indicateurs sont au vert. Et la pression est maximale. Les hommes politiques, poussés par Nicolas Hulot, ont placé l'écologie au coeur de leurs programmes électoraux, ceci allant jusqu'à la création d'un grand ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables. C'est au tour des entreprises et des publicitaires de se mettre au diapason, parfois contraints et forcés. Apple en a récemment fait l'expérience, sous la pression de Greenpeace. L'ONG a mobilisé les fans de Mac et autres Ipod sur le site greenmyapple.com pour inciter l'entreprise à se faire exemplaire en matière d'environnement. Mission accomplie : la marque à la pomme vient de s'engager à être plus « verte », en réduisant notamment les composants toxiques de ses produits. Les publicitaires ne sont pas en reste, sous le regard toujours vigilant des associations, dont Alliance pour la planète. Fin 2006, cette coalition de quatre-vingts ONG et associations de défense de l'environnement a pointé du doigt une trentaine d'annonceurs accusés de « greenwashing », une pratique visant à donner un vernis écologique à des entreprises ou à des produits qui ne le sont pas (cf. Stratégies n° 1450). Et créé, en juin 2007, un Observatoire indépendant de la publicité (OIP) chargé d'épingler les publicités « irresponsables ». Interpellé, voire accusé d'inefficacité, le Bureau de vérification de la publicité (BVP), organisme d'autorégulation, a mené sa propre enquête au second semestre 2006 avec l'Ademe, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Les résultats de cette étude, délivrés le 14 juin, n'ont rien d'alarmant : l'environnement est un thème peu utilisé par les annonceurs - il concerne 181 des quelque 15 000 publicités visionnées - et la majorité de leurs messages - 6 sur 10 - respectent les règles en vigueur édictées par le BVP. Restent des manquements qualifiés de « sérieux », telle cette publicité Gaz de France signée « Une énergie durable entre nous » (agence Australie). Parue dans la presse, elle présente le gaz naturel associé à deux qualités qui le caractérisent, économique et écologique, laissant ainsi supposer une totale innocuité du produit. « Certes, le gaz émet moins de CO2 que le pétrole et le charbon, mais son impact n'est pas nul. Quant au slogan, il est tout aussi ambigu, le gaz étant une énergie non renouvelable », indique le BVP.

Dorénavant, publicitaires et annonceurs sont donc priés de peser leurs arguments et leurs créations s'ils veulent échapper aux critiques et... contribuer à sauver la planète. Toute une série de formations et d'outils sont d'ailleurs en cours de conception pour éveiller les consciences et les aider à mieux appréhender les problématiques complexes du développement durable (lire encadré page 31). « Aujourd'hui, il est difficile d'échapper à la preuve de l'argument écologique, commente Pierre Siquier, le président de l'agence Ligaris. Le discours trop général, sans fondement, comme celui de Gaz de France, n'est plus possible car tout est décodé. » Annonceurs et créatifs doivent coller à leur époque. « Dans les années quatre-vingt la publicité vendait du rêve, proclamait que tout allait bien, que l'entreprise ou le produit vanté était le plus beau et le meilleur, explique Anne-Catherine Husson-Traore, directrice éditoriale de Novethic. Avec le développement durable, on passe du " tout est parfait " au " soyons francs ", de l'abstrait au concret. Il faut reconnaître les problèmes, montrer ce que l'on fait pour y remédier, s'engager sur des chiffres. Bref, il faut se mettre à parler à des adultes, non à de grands enfants. » S'engager sur des chiffres, c'est ce que font Renault, dans sa récente campagne de lancement du label Éco2, et McDonald's, via son Écojournal où, à chaque point abordé (recyclage, élimination des déchets, économie d'eau, intégration des restaurants dans le paysage, etc.) correspond une pastille chiffrée indiquant « en test », « en cours de déploiement », «déployé » (lire page 34).

Passer à l'écologie réparatrice

« La règle en matière de développement durable consiste à dire ce qu'on fait et à faire ce qu'on dit, en arrivant à situer le chemin parcouru dans un contexte où beaucoup reste à faire », résume Alice Audouin, responsable développement durable d'Havas Media. Le discours de la preuve implique la promotion de micro-initiatives inscrites dans une démarche de progrès ainsi qu'un travail sur les produits et leur mise en avant. Du coup, en matière de développement durable, la frontière entre communication corporate et communication commerciale n'a plus de raison d'être, l'une nourrissant l'autre. Pour une entreprise, communiquer sur ce thème peut donc être l'occasion de corriger une image, de se distinguer, de motiver et de fédérer ses salariés, comme pour voyages-sncf.com, ou de chercher à augmenter l'attrait de sa marque employeur, les jeunes générations étant très sensibles à l'implication des entreprises sur ce sujet. Sans oublier qu'il s'agit aussi d'une occasion de développer les ventes.

Une étude d'Added Value sur les marques éthiques, présentée en juin 2007, montre à quel point l'environnement est aujourd'hui une préoccupation majeure pour les consommateurs. Et comment une démarche éthique peut pousser les ventes. « Garantir, pour un jus de fruit apprécié, une rémunération juste des producteurs augmente non seulement l'intention d'achat, mais les émotions positives du consommateur, indique Leslie Pascaud, directrice du marketing responsable Europe d'Added Value. Elle influe sur les ventes, mais aussi sur la fidélisation parce que l'attachement au produit est plus fort. » Encore faut-il savoir utiliser la carotte plutôt que le bâton. « Tout discours culpabilisant et anxiogène est rejeté par le consommateur, ajoute Leslie Pascaud. Une marque doit, avant tout, créer du désir. »

L'agence W & Cie, dans son étude « Le Vert fait-il vendre ? » ne dit pas autre chose. Pour François Lamotte, directeur du pôle publicitaire de l'agence, il est tant pour les marques de passer de l'écologie dénonciatrice à l'écologie réparatrice. Fini les discours trop catastrophiques ou éloignés des préoccupations quotidiennes, comme dans la publicité Philips montrant le lien direct entre la fonte d'une banquise et l'utilisation d'un certain type d'ampoule. Pour ne plus opposer économie et écologie, mieux vaut partir de l'ego du consommateur, d'abord préoccupé par son bien-être personnel. L'écologie devient alors un des critères du mix-marketing, mais pas le seul. Ainsi l'Écocomparateur de voyages-sncf.com, qui n'oppose pas consommation et sauvegarde de la planète, mais les réconcilie.

Delphine Masson

L'AACC prépare une charte

Il n'y a pas qu'Al Gore, présent au Festival international de la publicité, qui souhaite sensibiliser les publicitaires aux enjeux écologiques. L'Association des agences-conseils en communication (AACC) prévoit une charte sur le sujet pour la rentrée tandis que l'Union des annonceurs (UDA) organise des rencontres avec les ONG. Citons aussi l'initiative d'Adwiser, une association d'une quinzaine d'experts dont sont membres Alice Audouin (Havas Media), Benoît Désveaux (Le Public Système) et Pierre Pailleron (G2), qui proposera, à partir de septembre, des outils et conseils pour une bonne mise en oeuvre du développement durable. 

Source : STRATÉGIES 1463 du 28/06/2007 (page 31)

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